« Quand on met les bonnes personnes aux bons jobs, on peut faire des miracles »

SYLVIA PARIENTÉ, PDG D’EXOCHEMS ENVIRONNEMENT.

« Quand on met les bonnes personnes aux bons jobs, on peut faire des miracles »

IDM : Tout d’abord, un petit mot sur votre histoire avec Exochems. Comment l’aventure avait-t-elle commencée ?
J’ai racheté en 2010 une société française qui s’appelait Exochems Environnement. Cette dernière avait déjà dans sa corbeille de mariée un laboratoire Recherche et Développement très pertinent, car il avait déjà à son actif plusieurs brevets de dépollution destinés surtout au secteur industriel, comme l’industrie pétrolière. L’entreprise est ensuite passée par un passage à vide, et c’est là où je me suis dit : Sylvia, tu as raté la révolution numérique, tu ne vas pas rater la révolution Eco et biotechnologique. J’ai donc sauté sur l’occasion et j’ai tout fait pour racheter l’entreprise. Dans un premier temps, on a d’abord redressé la société en France, suite à quoi on a été sensible à la sirène marocaine et au discours de Sa Majesté tout simplement. Et nous voilà implanté dans le Royaume (ndlr : rire).

IDM : Pourquoi le Maroc précisément ?
On a décidé d’amener Exochems ici au -Ma-roc parce que notre logistique et notre vision étaient portées sur l’Afrique, et on ne va pas se mentir, comme chacun le sait, la logistique africaine à partir du Maroc est beaucoup plus facile. Après, de fil en aiguille, on s’est aperçu que le Maroc est aussi une terre de prédilection pour nous, c’est ce qui nous amené à créer une filiale à part entière à Casablanca, que je vous invite d’ailleurs à visiter quand vous voulez (ndlr : rire).

IDM : Merci pour l’invitation, on viendra, promis. Est-ce que vous pouvez nous parler de cette technologie unique dans son genre (si nos informations sont bonnes) que vous avez développée et que vous utilisez dans vos procédés ? Et s’il vous plait, en des termes simples parce qu’on est nuls en chimie.
(Ndlr : rire). Pour être franche avec vous, je dirais que d’un côté on a tout inventé et de l’autre on a rien inventé. Je m’explique. Que des bactéries aillent manger les pollutions, cela fait 50 ans que le système existe. En revanche, que des bactéries aillent manger certains types de pollution, qu’elles soient fixées dans un support minéral, qu’elles soient utilisées in situ, ce qui empêche le transport de pollution et donc les gouvernements n’ont pas besoin de changer leurs types d’infrastructures, ce qui est essentiel pour le continent africain, tout cela est nouveau. En plus, notre process produit zéro déchets, c’est-à-dire à partir du moment où notre système commence à phagocyter la pollution organique, elle ne fabrique pas par ailleurs un